L’histoire du Bourget en Huile

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 (D’après le livre de l’ancien curé Félix Bernard)

Une position centrale Les hameaux du Bourget en Huile vus des crêtes entre les arbres

En 1325, la paroisse du Bourget, par sa position centrale dans le Val de l’Hüille (Vallée des Huiles) était appelée à jouer son rôle dans l’histoire. La nature d’ailleurs, avait enrichi son sous-sol de mines précieuses. Un lac glaciaire, mais disparu avant l’âge historique, lui avait donné cette forme de cuvette au fond largement étalé, au milieu duquel émerge le mamelon du village de l’église. La position du Bourget (du latin Burgetum) était facile à fortifier, entourée qu’elle est de tous cotés par les marais et Le Gelon.

Un impôt de 154 livres

Ce n’est qu’en 1559 que l’impôt se transforma et devint foncier. Une somme était demandée à chaque commune, à charge de celle-ci de la répartir selon l’étendue des terres de son territoire et non pas d’après la tête de ses habitants. Les communes se hâtèrent alors de se délimiter entre elles. Les limites des paroisses servirent de bases aux limites de la commune. En 1575, dans la liste des communes imposées, on trouve Le Bourget taxée alors à 154 livres.

Jusqu’en 1874, le Bourget en Huile, comme Le Pontet, appartenaient au canton de Chamoux sur Gelon. A la demande de ces deux communes, une loi du 23 décembre de cette même année les rattacha au canton de La Rochette.

Le nom distinctif du Bourget

Le complément (Huile) qui distingue le nom de la commune n’est qu’une altération du nom primitif de la région de l’aiguille fortifiée et de sa montagne qui se termine en pointe sur La Rochette, donc en aiguille. Dans notre vieux dialecte, l’aiguille se disait l’Hille et plus souvent l’Hüille. Le temps a eu raison de la déformation de ces deux mots en « Huile ».